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24 avril 2007

Rencontre au Rectorat

medium_DSC02858.JPGNous avons donc rencontré des représentants du recteur. Il s’agissait de M. COSNARD, directeur de cabinet du Recteur, Mme PUARD, responsable de la DOS, Mme SCHWARTZ, responsable DOS 2.

 

D’emblée, le ton a été donné. Les mots employés par M. Cosnard eurent le mérite de préciser le cadre libéral dans lequel cette politique de saccage de l’école publique s’inscrit : Il a en effet parlé, et ce, dans un laps de temps très réduit, de « performance des élèves », « globalisation », « investissement », « autonomie de l’établissement », « souplesse » et de « remise au goût du jour du décret de 1950 ».

 

Sur ce dernier point, nous lui avons fait remarquer que ce goût du jour n’était pas du nôtre et que ce qui était nouveau n’était pas forcément mieux. A part cela, Mme Puard s’est montrée très sûre d’elle et n’a à aucun moment remis en cause le bien-fondé de la DHG, affirmant que « tout est justifié ». Bref, elle fait son travail de gestionnaire-nettoyeuse et se décharge immédiatement sur le ministre lorsque les questions et la réalité que nous vivons deviennent trop dérangeantes ou bien cesse tout simplement d’écouter.

Il nous a été dit que même si le décret Robien était annulé et que les 60 heures correspondant à la première chaire revenaient dans l’escarcelle du lycée, les postes, eux, ne seraient pas réintégrés car cela est impossible. Le grignotage entamé ne peut donc plus être stoppé. Quand la machine est en, marche…

 

Le bilan que nous avons tiré de cette entrevue est assez simple : chacun fait son travail et n’est responsable de rien. Même si M. Cosnard s’est montré peut-être plus attentif à nos revendications, il n’a de toute façon aucune marge de manœuvre. Mme Puard, quant à elle, semblait complètement déconnectée de la réalité d’un établissement : elle gère des flux, des pions, remplit des cases, ajoute ici, retire là. Le reste…

Elle a fait preuve d’une arrogance assez détestable, repoussant d’un air dédaigneux certains de nos arguments en prétendant que l’on se trompait…sans bien sûr nous expliquer en quoi consistait notre erreur d’appréciation. C’est tellement plus facile…

 

Il est donc grand temps de passer à l’étape supérieure. D’augmenter la pression. Tous ensemble. De façon cohérente. C’est pour cela qu’une nouvelle réunion des collègues s’impose.

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